On en parle !

Cet article m’a gentiement été offert par FRANÇOIS RICHARD  à la tête du blog ‘Le Husky Sibérien’ Je voulais le remercier pour le contenu de son blog très riche en info n’hésitez pas à aller faire un tour sur son site et son facebook pour y découvrir d’autres articles et photos :  http://www.le-husky-siberien.com et https://www.facebook.com/LeHuskySiberien

Le husky Sibérien qui  a interviewé, il y a quelques temps, Catherine Fontaine (retrouvez l’interview de Catherine Fontaine), un récit poignant sur sa vie, qu’elle nous avait fait le plaisir de nous conter sans aucuns tabous.

Cette fois, les deux complices et amies Valérie Du Retail et Catherine Fontaine nous ont fait le plaisir de se prêter au jeu de l’interview.

Le Husky Sibérien lâche les rênes de l’intervieweur pour les laisser à Catherine Fontaine qui pose les questions, nous ne devenons que simple lecteur devant tant d’amitié et de souvenirs …

Valérie du Retail, Elevage Léva-Nève

Une petite interview “Parce qu’elle le vaut bien”
Interview: Du Retail par Fontaine - mushers
Catherine Fontaine
: Je vais commencer par mon premier souvenir de toi : c’était sur un trophée de Savoie, je ne sais plus en quelle année, 1997 ou 1998, à Méribel, tu es arrivée avec ton vieux fourgon vert (je crois) ou bleu ? Toute seule, enfin avec tes chiens, que tu attelais sans avoir besoin de personne . Je me suis dit, “Tiens, une nana pas comme les autres, compétente et décidée”.On a discuté un peu et plus tard je suis allée chez toi, j’ai acheté toute une série de chiens en 1999, dont Potomac dit Mac, le frère de Play-Boy et puis l’année suivante le maintenant célèbre Rolling Stone, dit Stone en 2000.

Nous sommes en 2013 et nous sommes toujours amies, et pourtant comme disent les gens qui nous connaissent “Mais comment font-elles, avec leurs caractères ?!”

Un peu d’histoire !

Catherine Fontaine : De Fontainebleau à l’Echauda (pour ceux qui l’ignoreraient, la grange de l’Echauda se situe à quelques kilomètres de Vassieux en Vercors), quel chemin as-tu emprunté ? Des études aux Beaux Arts en passant par le Québec en pulka entre filles, pourquoi et comment ?
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Valérie Du Retail: J’ai toujours aimé la nature et vivre à Fontainebleau c’était avant tout être en contact avec la forêt, observer les animaux et monter à cheval à la Sté Hippique Nationale. J’ai suivi la formation des beaux arts de Versailles après avoir fait au Lycée un second cycle dessin et histoire de l’art. C’était et c’est toujours une passion pour moi de dessiner. Ce que j’arrive le mieux à “capturer” avec mes crayons c’est l’expression des animaux et principalement la faune sauvage dans son élément. Suite aux Beaux Arts, je me suis lancée dans une formation d’animation professionnelle, les stages pratiques lors de cette formation m’ont conduit dans les Alpes de Hautes Provence au “centre d’activités de pleine nature de la Colle St Michel” ou sous la houlette de Denis Cointrel, un pro de la 1ère heure, j’ai découvert la pulka et le traîneau . C’est à Denis que j’ai acheté Dune, ma 1ère chienne husky. J’ai ensuite eu envie de monter cette expédition la Transquébec suite au Grand Prix de l’aventure organisé par l’OFQJ, l’Office Franco Québecois pour la Jeunesse, avec à la clé l’obtention du 2° prix pour notre projet et l’obtention d’une bourse de 20.000frs à l’époque et les billets d’avion offert par Air France. Cela nous a permis de faire un beau périple de 1600kms en pulka scandinave, au coeur du nord Québec pendant 3 mois et en quasi autonomie.

Catherine: Le temps de la caravane verte … Pas d’eau, pas d’électricité  la route pour monter à l’Echauda était un chemin de terre, comment fais -tu pour tout gérer ?Je me souviens que Le Doc disait souvent, “la manière dont a vécu Valérie les premières années, la plupart des mecs ne l’aurait pas fait”, tu en penses quoi ?

Valérie: Un clin d’oeil à Thierry… Je crois que je suis avant tout une aventurière, j’aime découvrir de nouveaux lieux, être en osmose avec la nature et les éléments, alors le manque de confort des premiers temps à l’Echauda ne m’ont pas trop perturbés puisqu’ils étaient compensés par un environnement fantastique. Quoi de plus merveilleux que de se trouver face à face avec un chevreuil le matin en sortant dans le jardin et constater que la meute silencieuse observe elle aussi (certes pas pour les mêmes raisons), ou les soirs de printemps s’arrêter pour montrer à mon fils Niels, les cerfs en velours en train de brouter en face de l’Echauda. Nous leur parlions pour les saluer et les remercier d’être là et ils levaient juste la tête pas même effarouchés.

Bien sûr qu’après 12 années de camping sommaire, je peux dire que j’ai apprécié l’arrivée de l’eau à la douche, la machine à laver et autres petits conforts qu’apporte l’électricité.
Je suis impulsive et fonceuse, je pense qu’en achetant cette grange en ruine sans eau et sans électricité, desservie par une route de 3 kms non deneigée l’hiver, je n’avais tout simplement pas pensé à l’énormité des travaux à engager.
Je ris encore quand je me souviens que dés la 1ère année, je feuilletais les magazines maison et travaux que m’avait donné ma soeur en choisissant les robinets de la salle de bain qui n’arrivera que des années plus tard! Je me motivais en me disant que les peuples avant nous ont vécu dans la sobriété et un confort spartiate sans que cela ne freine l’humanité dans sa prospérité et son développement.
Etaient-ils moins heureux pour autant?

Catherine: Les premiers chiens, et comment est venu ce look si typique des chiens Léva Nève ? Un choix, le hasard ou le fruit d’une certaine sélection ? Je me souviens d’Eyka qui elle n’avait pas ce look .

Valérie: Comme je l’ai dit, ma 1ère chienne, Dunyak d’Allaika dite Dune venait de chez Denis Cointrel, une chienne blanche assez costaud. J’ai rapidement voulu un autre chien pour lui tenir compagnie. Denis avait dans sa meute Cuickhead de l’Arkenciel des neiges, (fils d’Alaskan Quick of Anadyr) un magnifique grand mâle, longiligne et très bien construit et qui me plaisait beaucoup de part son caractère, sa gentillesse et la longueur de sa foulée. Comme il avait été utilisé en saillie à l’extérieur, j’ai réservé le seul mâle de la portée, un chiot tout blanc blanc et je suis en fait repartie avec Eyka, une très belle femelle beige, portrait de son père. Elle a fait ses première classes à l’attelage de manière improvisée à l’âge de 6 mois pour passer à l’entraînement en Kart à côté d’un troupeau de moutons que je n’avais pas calculé. Elle a été parfaite à la seule place de libre dans l’attelage : en lead, malgré son jeune âge et son inexpérience et suite à cela, elle n’a jamais quitté cette place C’est elle qui a donné cette gentillesse et cette intelligence de la piste aux premiers chiens que j’ai produit. Mariée essentiellement à Camikaze de la Taïga des Flandres, dit Csiky, issu de la lignée de travail canadienne Kodiak’s, un magnifique chien gris loup masqué débordant d’énergie, on peut dire qu’Eyka a laissé une longue lignée de chiennes de tête dans son sillage et aussi de très bonnes mères et quelques étalons exceptionnels.

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Catherine: Le temps de l’Alpirod, la Pirena, et puis plus tard la toute première LGO. Pourquoi si peu de courses en fait ? Je sais que tu n’est pas super compétitrice,
pourquoi ?

Valérie:Simplement parce qu’il n’est pas toujours simple d’associer activité économique avec les chiens et compétitions. Chaque WE passer à courir n’était pas passer à organiser des raids et entretenir une meute tu le sais Cath, ça coûte cher. J’ai donc fait le choix de ne courir que les courses qui se déroulaient sur plusieurs jours dans des paysages à couper le souffle.
Ma 1ère grande course en pulka puis en traîneau a été la Briançonnaise organisée en 1991 et 1992 par Serge Morel, j’ai couru la dernière édition de l’Alpirod en 1996, plusieurs fois la Pirena et sur invitation, la première édition de la Grande Odyssée en 2005 et le 1er trophée en 2007.
J’ai participé à d’autres courses aussi, dont l’Alpirush reporté en fin de saison pour cause de manque de neige et l’attelage à été sacré champion de France pur race.

Catherine: Ah et les chiens loups tchèques ? Tu sais que les gossips du monde du mushing ont souvent raconté tout et n’importe quoi sur d’hypothétiques mariages entre tes chiens loups tchèques et les siberians, alors, fais moi plaisir et tords le coup à toutes ces rumeurs !

Valérie: Est-ce vraiment nécessaire? Souvent ceux qui en parlent le plus sont ceux qui en savent le moins et surtout ne me connaissent pas. J’ai des défauts certes, mais je pense être une personne d’honnête. J’aime trop le siberian pour l’avoir croisé avec du chien-loup tchèque. Ce genre de mariage aurait peut-être amené de qu’on appelle en génétique « la vigueur des hybrides », mais le croisement aurait sans doute donné des chiens trop lourds, certes très résistants, mais au mental incertain à l’attelage.

De mes deux mâles chiens loups, seul Donis courrait. Le superbe Fargo qui trottait l’amble comme un loup avait décidé que si on l’attelait il préférait encore se laisser traîner que de travailler avec les autres. Un vrai boulet qui une fois remis en liberté se transformait en fusée et suivait l’attelage à coup de longues foulées élastiques de 2 ou 3m! Déconcertant, voir un peu rageant, il avait les capacités, mais cela ne l’intéressait pas et il le faisait savoir!

Ce qui fait la qualité d’un bon husky de travail, c’est avant tout les dizaines d’années de sélection dans le harnais. Chez les inuits et les indiens on ne perdait pas de temps à nourrir un mauvais chien, même s’il était beau. il fallait qu’il ait avant tout une utilité, question de survie!
Quand on travaille comme pro ou que l’on est compétiteur, a-t-on envie de se traîner sur la piste avec des chiens peu motivés?

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Devenir pro !

Catherine: Le diplôme des pros, une nécessité ou un leurre ?

Valérie: Il me semble que toutes les bonnes volontés qui se sont associées en 1999 pour faire naître ce diplôme ont eu raison de vouloir tirer la profession vers le haut. La première cession basée à l’AFRAT à Autrans a été d’une richesse incroyable avec une participation record. Une vraie émulation s’est créée et même si certains ont râlé de devoir à leur âge (je cite) retourner sur les bancs de l’école, ça a été bénéfique pour la plupart d’entre nous. Qui peut se targuer de tout savoir et de ne plus rien avoir à apprendre ou à partager? L’apprentissage et la transmission sont deux richesses qui ne peuvent que bénéficier à la profession.

Catherine:Tu as été une pionnière dans le mushing pro à organiser des raids de plusieurs jours, tu avais une manière très didactique d’expliquer à tes clients comment tenir sur un traîneau, tu les faisais aussi passer dans des endroits pas simples, ils étaient toujours (ou presque) enchantés. Comment peux tu l’expliquer alors que ces néophytes en bavaient tout de même un peu, non ?
Tu veux dire un peu comme quelqu’un qui prend un guide pour faire un sommet dans les Alpes ;o)? Oui c’est un engagement que de vouloir partir en raid et découvrir le quotidien d’un musher. J’aime faire partager des moments exceptionnels. Je ne suis pas sûre d’être faite pour la répétition quotidienne d’un même circuit (un peu comme les chiens quoi ;o)! J’ai tout autant que les gens que j’emmène, besoin de m’émerveiller de ce que nous offre l’effort avec l’animal et la beauté de la montagne, des espaces sauvages. Comme c’est effectivement un peu joueur d’emmener en raid de 5 jours des clients qui même s’ils sont sportifs et prévenus de ce qui les attends, ne sont jamais ou rarement montés sur un traîneau, j’ai affûté mon approche pédagogique.

Le « secret » de ce fonctionnement résidait en un discours très huilé de début de raid avec toutes les consignes nécessaires. Ce discours s’est amélioré au fil des années. La formation d’attelages d’un minimum de deux chiens de tête pour quatre ainsi qu’une éducation sans faille pour que même à distance les chiens m’obéissent a fait le reste La plupart des personnes que j’ai emmené en raid de plusieurs jours ont apprécié cette connivence avec ces chiens gentils, supers bosseurs et tellement courageux.

Suite à cela et avec Thibaut Branquart, caméraman et producteur de films, nous avons décidé de sortir un DVD sur toutes les astuces que l’on doit connaître avant de partir en raid avec son attelage. Il est encore possible de commander ce DVD sur leva-neve.com ou grandnordfilms.com !paysage-loup-valerie-duretail-meute-neige-catherine-fontaine

Catherine: Etre pro, implique d’avoir des chiens faciles et au moins un super leader, j’ai un souvenir personnel à ce sujet, je me souviens d’un jour où nous étions sur le plateau d’Ambel, chacune avec notre team, il y avait du brouillard, beaucoup de brouillard, et je me demandais bien si nous allions en sortir, et Tolkien t’a écouté au petit poil, mais avant lui, d’autres l’avaient précéder, comment les sélectionnais-tu ?

Valérie: Oui, tu as raison, primordial le chien de tête et la connivence que l’on peut avoir avec lui ou devrais-je dire eux, car un ne suffit pas! Bien sûr on a toujours un lien plus fort avec le chien avec lequel on s’entend le mieux. Tolkien est un vrai phénomène, issu de cette fameuse lignée dont Eyka est la fondatrice. Il ne m’a jamais déçu. Il a travaillé en Wheel avec son père Polar Speed jaakko jusqu’à trois ans, puis pour la grande Odyssée, vu la difficulté de la course, j’ai décidé à l’entraînement de passer tous mes chiens en tête à tour de rôle afin qu’ils apprennent et aussi pour savoir sur qui je pouvais vraiment compter en cas de difficultés sur la piste. Tolkien a été impressionnant. On aurait dit qu’il n’attendait que ça et l’avait fait toute sa vie. Il a toujours eu grand plaisir a emmener l’attelage ou je lui demandais, sans fausse note et avec une rare intelligence de la piste. Je dois même avouer que je me suis surprise à le voir faire le tracer que j’avais visualisé, alors que je ne lui donnais plus d’ordre vocal depuis plus d’une demi-heure.

Même dans le brouillard du plateau d’Ambel on se comprenait à merveille. C’est là que j’ai réalisé que je fonctionnais beaucoup en télépathie avec la meute. Ce qu’on appelle aujourd’hui la communication intuitive, tellement plus efficace que la voix. Je suis actuellement en train de suivre une formation un peu poussée pour pouvoir proposer mes services aux mushers, aux cavaliers et aux éleveurs qui auraient quelques problèmes à résoudre avec leurs protégés.

Catherine: Une question un peu bateau, mais néanmoins passionnante, quels sont les chiens qui restent dans ta mémoire ? Dune ?Eyka ? Hélios ? Shamane ? Play-Boy le bagarreur ? Tolkien ?

Valérie: Oui, ceux-là bien sûr, puisqu’ils t’ont marqués aussi ! Et puis Jaakko, issu de l’élevage du finlandais Reijo Jaaskelaïnen, chien choisi par téléphone et ramené de Finlande par des collègues mushers. Il a été un très bon étalon pour les chiennes Leva Neve. Il y a également la portée issue de la petite et vigoureuse Mendi mariée sur la Pirena avec Schynie, magnifique et impressionnant mâle gris fauve qui faisait partie de l’attelage de Gerd Sandweg, un musher allemand. Dans le pedigree de Schynie on retrouvait très vite Igloo Pak Jessica, une des meilleures chiennes produites par Doc Lombard, c’est lui qui l’a dit! Stone est chez toi et on ne le présente plus, Rainbow a couru la petite Quest en tête de l’attelage d’alaskans de Didier Moggia et l’a sorti de la tempête d’Eagle Summit ou beaucoup d’attelages étaient en perdition, Rocket est restée chez moi et a donné de superbes chiots en plus d’être une excellente chienne de tête, bref une portée incroyable.

Et pour finir, la belle Vanille, morte trop tôt d’un ulcère inexpliqué alors qu’elle n’avait pas encore sevré les chiots de sa 1ère portée et qui était déjà extrêmement prometteuse en tête avec une puissance et une volonté incroyable.

Plus tous ceux qui font le bonheur de leurs mushers et que j’ai plaisir à revoir quand l’occasion se présente.

Valerie et Tolkien

Une vie différente.

Catherine: Un choix de vie, en connexion avec la nature, un mode de vie simple et sain, même en mangeant du chocolat et du pain et du beurre auxquels tu es accro ! Tu as été bio avant tout le monde comment as-tu pris conscience de cela ?C’est chez toi que j’ai mangé pour la première fois du quinoa, il y a plus de 10 ans !

Valérie: Eric, mon copain de l’époque était bio végétarien avant l’heure. C’est lui qui m’a sensibilisé il y a plus de 20 ans, sans compter que la Drôme est le département le plus bio de France en nombre d’exploitations agricoles, que de nombreuses intiatives locales comme le marché de Die ou la Semaine de l’Ecologie vont depuis longtemps dans le sens de la Bio et de l’écologie et que ma fibre personnelle me poussait déjà dans cette direction.
Comme le dit l’adage, c’est meilleur pour nous et pour la planète.

L’accomplissement et la vente de l’Echauda.

Catherine: Et puis vint le temps des travaux du chenil et l’Echauda se transforme….la véranda, puis ensuite tout le reste. La salle de bain.. le luxe.. quoi !Tu es connue et reconnue pour tes compétences et pourtant, tu mets en vente l’Echauda et et tu te sépares de tous tes chiens après l’aquisition par N.V de l’Echauda. Comment as-tu vécu cette fin? Beaucoup ce sont posé la question de savoir pourquoi tu arrêtais,par lassitude, par ennuie ????

Valérie: J’ai vécu cette période de ma vie avec passion et enthousiasme, même si tout n’a pas été facile tous les jours. J’ai décidé après plusieurs années de réflexion d’arrêter mon activité, car c’est un engagement fort et très prenant de s’occuper à fond d’une meute d’une trentaine de chiens plus les chiots nés des portées maison. J’ai vécu cette activité avec passion pendant 18 ans et j’ai senti qu’il était temps pour moi de passer à autre chose. C’est quant on est sur la crête de la vague qu’il faut savoir changer de cap.

J’ai pris soin de placer mes chiens de préférences par petits groupes chez des mushers que je connaissais déjà, afin qu’ils restent un peu entre eux par affinité. C’était important pour moi qu’ils soient bien accueillis et aimés.

Maintenant.

Catherine: Toujours et encore l’élevage mais avec les chevaux plus précisément les arabes Shagya, pourquoi ? Et quels motivations pour rebondir de la sorte ?

Valérie: Les chevaux sont une ancienne passion. J’ai commencé à monter à l’âge de 11 ans, puis je me suis formée pour passer mon monitorat d’équitation, j’ai travaillé pendant mes vacances d’étudiantes comme groom en France et à l’étranger pour de grands cavaliers de concours. C’était une ambiance très sympa, festive et conviviale autour des chevaux. J’ai toujours aimé le contact avec ces animaux puissants au magnétisme extraordinaire. déjà à l’Echauda j’avais deux juments et je faisais un peu d’élevage, mais pas simple de concilier les deux activités chiens et chevaux.
Quand j’ai arrêté les chiens, j’ai pensé aussi arrêter les chevaux pour me consacrer aux soins énergétiques et à l’organisation de voyages pour nager avec les dauphins.
Et puis j’ai senti que ce n’était pas encore le moment pour moi de lâcher les chevaux.

J’ai acheté mon 1er Shagya. Cette race m’intéressait depuis longtemps pour sa polyvalence, son caractère sympa et proche de l’humain et ses nombreuses qualités, comme l’endurance, les allures confortables et la facilité d’apprentissage. Shawa, un jeune mâle noir avec qui j’ai tout de suite eu une connexion incroyable a été ma première acquisition. Il est devenu l’étalon de l’élevage. Ont suivi deux jeunes yearlings qui ont maintenant 5 ans, dont Tao 2° étalon de l’élevage, plus deux bonnes poulinières. J’aime faire naître de beaux poulains équilibrés tant dans leur caractère que dans leur physique et je retrouve avec ces chevaux les plaisirs que j’avais à faire de longues distance avec les chiens.
J’organise des randonnées et je sors les jeunes en endurance pour les qualifier sur le circuit Jeunes Chevaux et les valoriser. Du coup je passe à nouveau beaucoup de temps dans la nature en connivence avec mes animaux.
Un vrai plaisir partagé. Quel ressourcement…, mais tu sais ça mon Amie.
Et a ceux qui se demandent encore comment deux femmes comme nous peuvent s’entendre, il suffit de comprendre que cette passion commune qui nous anime est le plus fort de tout les liens ;o)

Catherine: Je voudrais juste avoir le mot de la fin, et dire mon dernier souvenir en traîneau avec toi : c’était il y a deux mois, dans les fjälls de Drevdagen(Suède) par un vent d’environ 100 km/h. Engagée et un peu limite cette sortie, mais quelle classe on a eu d’y monter et je voudrais simplement dire qu’il n’y avait qu’avec toi que je pouvais faire un truc dans le genre un peu fou…

Et puis, je crois qu’il est temps de dire aussi que tu as beaucoup apporté au monde de l’élevage et du mushing, ton départ de ce monde en a surpris plus d’un….

Valérie du Retail, bravo et merci pour tout.

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En ce moment le buzz ce fait autour de ce formidable livre ” D’ALBERT LEWIS” que je vous laisse découvrir pour le plus grand plaisir des yeux :o)

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là ou est la volonté existe le chemin !